Quelques Articles

L'ECHO REPUBLICAIN du 13 mars 2012

 

ROCKENFOLIE le 05 AOUT 2011


L'INTERVIEW de YANN LEM sur ROCKENFOLIE en podcast

 

 

UNE PAGE SUR DEBLOCNOT

 

DES ARTICLES CA & LA

 

L'ÈCHO REPUBLICAIN DU 22 OCTOBRE 2010

 

 

LA CHRONIQUE DE CROPS BLUES MAG (mai 2010)

 

Yann Lem revendique la langue de Molière, sauce rock’n’jazzy pour distiller son blues. Il va même pousser le vice jusqu’à reprendre «Hey Joe» en français. Pour ma part, ce n’est vraiment pas le truc auquel j’ai accroché, idem pour la version de Bill Deraime « Baba Boogie ». Même, si elle reste entraînante, pas de bol, je venais justement d’écouter la version originale, avant. Pour les autres titres de ce disque, Yann défend bec et ongles les textes aux relents de filles, de motos, de déprime, de potes, de moments de vie. Ce disque a quand même un peu de retard sur sa sortie. Les couleurs,
les ambiances, les sons, (pareil pas forcément fan de cette disto un peu vieillotte), cette façon de chanter, ce disque moi, je l’aurais bien vu dans les années 80. C’est d’ailleurs, à cette époque que j’ai pu rencontrer un autre bluesman qui trainait sur Besançon au look identique à celui de Yann (bandeau dans les cheveux, tignasse bouclée, petit gilet). Il n’y a que la gratte qui est différente. Le disque lui se termine sur une « outro » ou Yann présente le staff qui l’a aidé à enregistrer, clin d’œil sympa à l’équipe mais un peu bizarre à la première écoute. Allez, on dépoussière un peu, on rajoute quelques soli graisseux, (mais là encore, c’est le gratteux qui prend le dessus) et, ça devrait arracher encore plus.

Sylvain Robert

 

 


LA CHRONIQUE DE BLUES AGAIN (juin 2010)

 

 

Yann Lem
Entre blues et granit

Genre musical: Beizh Blues
Compositions: 11 sur 13
Livret : Avec les textes des chansons
Label : ABSMUSIC
Distributeur : AMAZON

Ça part sur les chapeaux de roues avec un blues rock au tempo nerveux. Suit un morceau au swing jazzy embellit de jolies phrases d’harmonica. Yann Lem joue le blues dans tous les registres. Hargneux, enjoué, mélancolique, il nous entraîne dans des univers réels ou rêvés, avec des textes bien écrits et chantés d’une voix claire et puissante. Alliage de blues et de chanson française, le résultat est très convaincant. Entouré d’une belle brochette de zicos, Lem mène la danse, soutenu par de puissants riffs de guitares, lourds ou aériens selon les moments, des envolées d’orgue ou de brillants traits d’harmo, quand ce n’est pas par un biniou ou une bombarde, Bretagne oblige. Yann Lem se montre particulièrement excellent dans le registre intimiste et tient un hit avec ‘Pas Encore Mort’. Il signe tous les titres, seul ou en duo avec Patrick Balbin (lead guitar du band), à l’exception de deux reprises ‘Hey Joe’ (version acoustique) de William Moses Roberts Jr. et ‘Baba Boogie’ de Bill Deraime. Deux titres sont doublés, en version raccourcie pour ne pas effrayer les programmateurs de radio, ce qui porte la set list à 15 titres et prolonge un peu l’écoute du CD.
Gilles Blampain

 

 

LA CHRONIQUE DE ZICAZIC (juin 2010)

 

 

Breton d’origine, Yann Lem a longtemps vécu en région parisienne et a commencé à gratter ses premières guitares à l’adolescence, usant simultanément ses cordes vocales dans les bals populaires tout en gardant sous le coude ses propres morceaux qu’il commencera à interpréter avec son groupe dans les eighties. Délaissant les adeptes de la danse quelques années plus tard, l’artiste s’offrira un premier 45 Tours plutôt folk en 1989 et se laissera séduire par les sirènes d’une maison d’édition peu scrupuleuse pour mieux rebondir en 1993 lors de sa rencontre avec Patrick Balbin avec qui il fondera un duo pour aller se produire dans les pianos-bars. Encore quelques déboires mais aussi deux albums enregistrés et un « Tribute To Bill Deraime » et c’est en retournant vers la Bretagne que Yann retrouvera ses racines, bouclant début 2010 son troisième album enregistré avec son fidèle complice mais aussi avec quelques amis et invités de passage … « Entre blues et granit », c’est un peu le résumé de l’histoire de Yann Lem !

Les années passées à chanter dans les bals lui ont appris à se poser et à donner des accents populaires à son timbre, ce dernier prenant parfois des intonations que l’on jurerait empruntées à Claude Nougaro ou encore à Johnny Hallyday … Et puis il y a cette véritable passion pour le blues et cette autre pour les grosses guitares, le tout se voyant réuni autour d’une faculté à créer des chansons en Français, des chansons qui sont parfois autobiographique, parfois légères, parfois engagées. Le blues au bord des lèvres, le rock au fond du cœur, Yann Lem se donne à fond dans ce nouvel album plein de guitares mais aussi plein de nuances, un ouvrage qui sait se montrer varié pour ne jamais lasser l’auditeur et qui nous fait d’entrée de jeu le coup du « Dobro Blues » sur un ton de biker pour mieux se laisser ensuite aller à passer d’un « Vagabond en sursis » à un « Baba Boogie » ou d’un « Comptoir Blues » à une « Totale Pollution » sans oublier une adaptation bien frenchy du célèbre « Hey Jo ». Encore un peu de biniou et de bombarde pour répondre à l’orgue Hammond et à la guitare sur « Riopelle Blues », des versions radio de « Pas encore mort » et de « Ar Korriganed Blues » et une ultime originalité qui consiste à présenter les forces en puissance, un peu comme on le fait lors des concerts, sur quelques « Dernières notes de magie » et nous voilà au bout d’un album inscrit, comme son nom l’indique si bien, « Entre blues et granit ». Bien vu !

Fred Delforge

 

 

 

LA CHRONIQUE DE BLUES MAG

Cheveux collés, les yeux brûlés’, ca démarre d’un coup et d’un seul, après un bon coup de kick. Dès le premier titre, ‘Dobro Blues’, on se prend en pleine poire la pêche de ce Yann Le Magorec aka Yann Lem qui n’y va pas par quatre chemins pour chanter le Blues.

Ici, ce n’est d’ailleurs pas sur un chemin que le bluesman breton vous entraîne, mais sur la nationale 12, avec ‘Un Blues sur la 12’ dans lequel vous croiserez cette femme sexy aux longs cheveux qui parcourt la vie et la nationale 12 sur sa vieille Harley. Avec elle vous ferez l’amour sur le bord de la nationale 12 avant d’aller écouter ce ‘Conseil d’ivrogne’, un blues bien frappé dans lequel ‘mes yeux jouaient du bongo’.

Rien à dire, le Yann vous propose là un excellent album qui va dégager le bouchon de cire qui vous obstrue les oreilles. Le genre de truc qui vous fait valser les enceintes avant que le loustic ne leur assène avec ‘Pas encore mort’ un somptueux blues lent à leur faire couler des larmes de bonheur et de tristesse à la fois.
L’harmonica de Michel Herblin est léger comme une brise marine tandis qu’au loin on sent monter la houle. Non, le mec n’est pas mort, ou du moins pas encore, et chacune de ses paroles vous touche là où la Bretagne est la plus sereine, au cœur, avant que la guitare de ce Yann-là ne vienne strier le ciel sur le ‘Vagabond en sursis’. Une putain de gratte qui ferait rougir les plus féroces des hard rockeurs et qui martèle le destin de ce vagabond dont le blues rythme la vie.

Après un ‘Baba Boogie’ qui en laissera baba sur le bord du chemin ou de la nationale 12, Yann Lem vous offre une sublime version de ‘Hey Joe’ que lance une intro façon ‘AR Korriganed Blues’. Sublime, car la voix est aussi porteuse que la guitare acoustique et l’harmonica, sublime parce que vous avez là l’une des plus belles versions purement acoustique de ce titre mythique, sublime parce que la chanson sonne comme si elle avait été écrite et composée par Yann Lem lui-même. Sublime, parce que parfois les mots sont de trop et que la chanson se suffit à elle-même.

Vous dire ensuite que ‘Totale Pollution’ est un blues-cri du cœur qui vaut autant que des reportages télé, que ‘Blues déprime’ vous filera un sacré coup d’blues et que tout l’album est du même calibre, est-ce encore nécessaire, si ce n’est dire enfin que ce Yann Lem là vous file avec cet opus quelques ‘Dernières notes de magie’. De vraies notes de magie, de magie blues.

Frankie Bluesy Pfeiffer
Paris-Move & Blues Magazine
http://www.myspace.com/frankiebluesy

 

 

 

 

 

LA CHRONIQUE DE PARIS MOVE & LA CHRONIQUE DE BLUES MATTERS MAG (Nathalie Nat’ Harrap)

Avec ce troisième album, Yann Lem, notre barde breton du blues nous offre un pur joyau taillé dans le rock et ciselé dans le blues.

Installez-vous confortablement et écoutez ce bien nommé 'Entre blues et granit' avec en mains le livret de textes qui l'accompagne.
Entrez dans l'univers de cet artiste authentique avec le premier titre, 'Dobro Blues', cheveux collés, les yeux brûlés, qui nous chante le blues, le blues avec le désespoir dans son regard.
Ca vous dit 'Un blues sur la 12'…? Vous savez bien, cette nationale qui va de la Bretagne à Paris. Vous y rencontrerez cette fille avec ses cheveux longs, plus noirs que son blouson et qui parcourt le monde avec sa vieille Harley. Et quand vous la quitterez, la chanson comme la fille ou la route, croyez moi, le blues vous aurez!

Blues endiablés, forces des textes : Yann nous immerge dans son univers de vécu et d'imaginaire aux sensations fortes. La guitare acérée de Patrick Balbin nous subjugue sur 'Vagabond en sursis', un des musts de cet opus dans lequel Yann nous conte, rage au cœur, sa force de vivre: 'Ecorché sans destin, je poursuis mon chemin. Je suis un vagabond et c'est le blues qui rythme ma vie'.
Tout comme ce 'Blues déprime', vous savez, ces moments de la vie où rien ne va plus, et vous vous dites 'Pleure un peu si tu veux, mais garde pas ça pour toi....bonjour le blues déprime'.

Laissez le frisson vous parcourir avec ces quelques notes sur un clavier, une complainte à l'harmonica sur ce titre rétro piano-bar, 'Pas encore mort'.
'Non je ne suis pas encore mort, du moins pas encore...'. Un moment d'incertitude et de doute qui laisse entrevoir l'espoir.

Partagez ces tranches de vie avec ce 'Comptoir blues' qui voit passer la vie, ou ce 'Conseil d'ivrogne' pour oublier vos ennuis dans un verre et vous dire que l'on est tous de passage sur cette terre.

Retrouvez cet homme en légitime colère qui explose sur 'Totale pollution'. Coup de cœur, coup de gueule. Souvenez-vous: ces cormorans mazoutés et ces plages engluées. 'Entre argent et raison, peu importe le prix, un linceul sur la vie'. Vous savez maintenant si besoin encore était, que lorsque l'énarque s'en fout, Merlin est désenchanté.

Entrez dans la légende bretonne avec cette histoire un peu folle, 'AR Korriganed blues'. Fermez les yeux et vous verrez soudain qu'vous claquerez des doigts, et on jouera ensemble le blues des korrigans.

Deux reprises dans l'album: un clin d'œil à son mentor Bill Deraime avec 'Baba Boogie' et cette superbe adaptation acoustique guitare/harmo de 6 minutes de 'Hey Joe'.

Ne passez pas à côté de cette conversation instrumentale 'Riopelle blues' où le tandem bignou-harmo s'incruste dans l'intimité du duo clavier-guitare.

Je ne vous ai pas encore parlé des musiciens qui accompagnent Yann Lem tout au long de ce 'Entre blues et Granit', me direz-vous. Et pourtant combien leurs prestations sont magistrales!
Je laisse le soin à Yann de vous les présenter, tant il le fait si bien sur le dernier titre, 'Dernières notes de magie':
«Cet instant de rêve, je l'ai partagé avec mes amis musiciens. A la batterie, Eric Capitaine; aux basses, Cyrille Catois et Nicolas Pfliger; aux claviers, Yann le Corron et Jean Paul Marais; à l'harmonica, Michel Herblin; aux bignou et bombarde, Moc'h Gwez; aux guitares, aux arrangements et à la réalisation, mon vieux complice de toujours, Monsieur Patrick Balbin.»

Je vous invite à retrouver sur son MySpace,Yann Lem, auteur-compositeur et interprète.
www.myspace.com/yannlem

Alain Betton

 

 

 

Chronique de Joël Bizon pour BCR la revue,

 

Changeons de latitude et d’univers, avec ce CD d’un musicien de Dreux, de cœur et d’origine Bretonne. Cet auteur compositeur, de surcroît multi instrumentiste, démarra sa carrière musicale en faisant du bal et du Fest Noz dés l’âge de 15 ans. Un premier disque en 1989, suivit d’une carrière dans le folk song, le rock et la musique celtique. Ce troubadour qui a déjà plusieurs titres récompensés à son actif, n’a rien d’un débutant. Aujourd’hui, il décide de sortir de sa foret de Brocéliande pour rejoindre le crossroad. Cette union presque contre nature, nous gratifie : d’ Entre Blues Et Granit un sympathique fromage de quinze titres. Treize compositions. Associé a deux reprises : « Baba Boogie» de Bill Deraine et « Hey Joe » d’ Hendrix. Cette improbable alchimie est un véritable régal. Un blues rock électrique, foudroyant par endroit ! Et croyez moi, la baguette de Merlin, n’y est pour rien. ! La magie, c’est guitare de Yann Lem et aussi son talent, sa fougue, servant ici de potion magique à une écriture tant engagée qu’intelligente. L’énergique Blues rock du fringant Breton se taille la part du lion sur : « Dobro Blues », « Conseil d’Ivrognes » ou encore « Vagabond en Sursis » et on ne crachera pas dessus, tellement c’est bien, envoyé ! Mais notre barde sait se faire douceur sur de sublimes ballades telles : « Blues Sur La 12 », ou carrément sur « Ar Korriganed Blues» qui vaut son pesant de crustacés. Sur chaque titre, Yann nous promène sur la Lande et nous enrobe de son brouillard bluesique d’excellente facture. Immisçant des instruments folkloriques sur une rythmique appuyée et très blues. Sans jamais se vautrer dans la World Musique, le breton réussit sa performance, voilà en quoi cette galette bretonne est remarquable. Yann a aussi le cœur écologique en témoigne son « Totale Pollution» un morceau écrit au profit des oiseaux mazoutés par le naufrage de l’Erika. Mais n’oublions pas aussi les succulentes pièces lentes introduites par la guitare étincelante du bonhomme au banana rouge : « Pas Encore Mort », « Comptoir Blues » rehaussées par de superbes ligne de piano signées Yann Le Corronc. Mélangeant Biniou, Bombarde, l’harmonica de Michel Herblin à des savantes guitares (Yann et Patrick Balbin) ce musicien avisé nous prouve qu’il est autant à l’aise avec le Blues qu’avec le Rock. Ecoutez l’instrumental « Riopelle Blues »pour vous en convaincre. Vraiment avec juste ce qu’il faut d’émotion, de phrasés de guitare assassines, et une voix d’outre tombe, Yann mélange des rythmes opposés qui en deviennent complices, et avec tact et une pointe d’humour, réussit sa première incursion dans le Blues. A notez une manière très originale de remercier ses musiciens en plage quinze. Personnel, orignal revendicateur et salé comme le bon beurre breton. On espère que d’autres suivront.

 

JOEL BIZON (sortie le 20 juin 2010)

 

 

LE TELEGRAMME DU 15 NOVEMBRE 2010

 

 

 

OUEST FRANCE DU 14 NOVEMBRE 2010